
Aujourd'hui, c'est la fin du voyage... déjà ! Réveil à 4h pour être à l'aéroport à 5h pour l'enregistrement, et décollage à 7h... enfin, c'est ce qui est marqué sur mon billet, car une fois sur place, j'apprends que mon avion a décollé à 2h30 cette nuit et que l'horaire indiqué sur mon billet n'est plus valable. Youpi ! Et le prochain vol d'Air Baltic au départ de Tashkent est prévu pour vendredi. Re-youpi ! Et en plus, comme la plupart des compagnies aériennes à Tashkent, ils n'ont pas de bureaux à l'aéroport. Encore une fois youpi !
Comme je ne compte pas rester indéfiniment en Ouzbékistan, je suis obligée d'acheter un autre billet auprès d'une autre compagnie (Ouzbékistan Airways) qui, par miracle, propose aujourd'hui même un vol pour Paris (avec une dizaine de vol dans la journée au départ de Tashkent, je dois avouer que dans mon malheur, j'ai du bol... j'aurais aussi pu avoir à attendre 2 ou 3 jours ici).
N'ayant toujours pas de téléphone en état de fonctionner, je me réfugie au café internet à proximité de l'aéroport pour voir si par miracle je pourrais avoir un train ce soir en arrivant à Paris, mais les miracles ne tombant pas 2 fois au même endroit dans la même journée, je dois me rendre à l'évidence : je vais être obligée de passer la nuit à Paris. Grrrr ! C'est plus encourageant que de dormir à Tashkent, mais en version BD, vous me verriez avec un zénorme nuage noir au-dessus de la tête.
Pour le côté positif de l'histoire, j'ai fait la connaissance d'Anvar, qui travaille au bar de l'aéroport, et ça, c'est chouette. En attendant mon nouveau vol, prévu pour 16h, je squatte le bar en buvant des thés gratuits... après tout ça, une fois dans l'avion, je risque de déranger mes voisins régulièrement pour aller au pipiroom... fallait pas me changer l'horaire du vol, na !
13h10 – Plusieurs heures que je suis dans les starting blocks, mes déclarations de douanes sont remplies en double exemplaire et dès l'annonce de l'ouverture de l'enregistrement je me précipite vers le guichet, je pose mes bagages sur le tapis et ouaaaahh... c'est moi la première ! Logiquement, j'ai gagné une place côté hublot au début de l'avion. Je suis re la première pour le passage à la douane et c'est encore moi devant tout le monde pour le contrôle des passeports, et là , je me sens bien seule dans le couloir qui sert de salle d'attente. Au moins, il n'y a personne avec qui se disputer la prise de courant pour pouvoir continuer à utiliser mon ordi (je fais un peu comme si j'étais chez moi, je sors mon chargeur et je me branche sur le secteur).
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Une fois de plus, nous commençons la journée en montant dans un véhicule (le même van qu'hier) et en partant pour une nouvelle destination : Boukhara. En début d'après-midi nous arrivons enfin. Je m'accorde une pause pas forcément méritée, mais en tous cas très appréciée car ici, il fait une température à ne pas mettre un esquimau dehors.
En fin d'après-midi, quand la température est enfin redevenue supportable, j'invite Wendy à aller faire un safari photo pour profiter de la lumière dorée qui peu à peu vient illuminer la ville. J'ai l'impression de me souvenir de chaque recoin, comme si je n'avais quitté la ville que la veille. Nos pas nous mènent vers les monuments les plus sompteux : la mosquée du vendredi, le minaret Kalon, puis la forteresse devenue dorée grâce au soleil couchant puis, en allant vers une ancienne mosquée un peu plus loin, tout a dérapé et mon côté prudent a soudain disparu à la vue de l'ancien château d'eau soviétique transformé en tour d'observation. La chose a vraiment l'air... soviétique (et pas particulièrement rénové depuis la fin de l'ère du même nom), mais ça fait 4 ans que je me dis que j'aurais dû y aller la dernière fois, alors tant pis, mais faut que j'y monte. 2.000 soums (et beaucoup de courage) plus tard, me voici en train de dominer toute la région

Vous commencez à connaître le refrain : après un bon petit déj', nous voilà enroute pour... Shakhrisabz. Cette fois, on a droit à notre chauffeur à nous avec un van (pas un minivan), ouah... la classe ! 9 places à l'arrière, plus une devant ! C'est byzance!!! On n'a pas besoin de rester collés les uns aux autres et on peut bouger sans embêter les voisins. Le seul hic du voyage, c'est la chaleur, mais ça reste supportable vu qu'on a de l'espace.
Dehors, c'est bô, y'a du vert partout, sauf là où c'est rouge parce qu'il y a des coquelicots, et il y a des champs de céréales (verts eux aussi). j'ai l'impression de m'être trompée d'adresse tellement c'est différent de mon premier voyage en Ouzbékistan.
En tout début d'après-midi, on arrive à destination (Shakhrisabz), juste à temps pour mettre les pieds sous la table et avaler une bonne soupe bien chaude... quoi de plus normal par une telle chaleur ? J'ai bien l'intention de renoncer à toutes les crudités disponibles dans les régions chaudes, aucune envie de tomber malade.
Avec le groupe, nous allons ensuite faire un tour au marché, jusqu'à ce qu'en suivant Wendy, je me retrouve dans une petite ruelle occupée par des marchands de tissus, et là , allez savoir ce qui m'a pris, j'ai dis un truc en russe, et comme d'hab, les zotochtones ont continué à poser des questions, et ça a tourné à la séance photo, puis j'ai eu une autre proposition de mariage, et puis j'ai noté l'adresse pour envoyer les photos, et on s'est fait inviter pour un plov (riz avec de la viande), ou du thé ou une vodka (ça, c'est pas très musulman comme invitation, mais on fera comme si on n'avait pas remarqué) et puis là , on a eu beau chercher, le groupe, y'avait plus personne. Ben tant pis pour eux, Shakrisabz c'est pas grand et je me rappelle où sont les monuments alors j'ai joué à la guide pour Wendy, on a fait du shopping et on s'est fait une nouvelle amie (une des vendeuses), qui nous a montré le tombeau que Tamerlan s'était fait construire à proximité des tombes de deux de ses fils (mais il a finalement été enterré à Samarquande).
Un coup de fil à notre tour leader plus tard, et nous revoilà en compagnie de notre groupe (qui avait fait une pause à la maison), en route pour Ak Saray, ou du moins ce qu'il en reste car cet ancien palais construit par Tamerlan fut détruit par l'Emir de Boukhara car il était trop beau. Il ne reste aujourd'hui qu'une partie du portail (haut de 30 mètres), du haut duquel on domine toute région.
A proximité du palais, se déroule la journée de la famille, avec un pestacle avec des enfants qui dansent ou qui jouent de la musique ou des chanteurs qui chantent en playback. Autour du concert, des groupes se préparent à monter sur scène, d'autres jouent, d'autres encore discutent, je commence à demander si je peux prendre une photo d'un groupe de musicienne, et nous voilà partis pour une séance photo de groupe (les musiciennes et nous), et avec mon russe miraculeusement ressorti du fond d'un carton, je gagne une invitation pour un mini concert à l'école de musique de Shakhrisabz après le vrai concert en plein air... ne sachant pas comment refuser, j'accepte et prends rendez-vous pour 17h.
Seuls Craig et Angela m'y accompagnent, tout en craignant d'être en retard pour l'atelier cuisine prévu à 18h. Après une petite visite de l'école, nous sommes invités à rejoindre la salle de concert ou nous attend une excellente surprise : ils ont beaux être encore tout jeunes, ces musiciens sont déjà très talentueux et ils nous font découvrir les instruments typiques du pays. Un excellent moment musical... et un peu moins de cuisine au programme car le concert a été un peu plus long que prévu (youpi!).
De retour à la maison, l'atelier cuisine à déjà commencé (et n'est malheureusement pas terminé), et il faut donc aider à préparer à rouler de la viande dans des feuilles de choux ou des feuilles de vigne. Une fois le repas préparé, nous avons enfin le droit de nous asseoir à table, sous la vigne, dans la courette de cette si jolie maison. Un vrai moment de détente et je savoure ce moment tout autant que le repas.

Ce matin, une guide nous fait (re-)découvrir la ville. Rien de bien nouveau pour moi, si ce n'est la visite de Sha-i-Zinda, l'ensemble situé en haut d'une colline et qui était en restauration lors de ma première visite. Cet endroit me tient à coeur car j'ai vu l'envers du décor et je connais tous les secrets de sa restauration, depuis le gros oeuvre jusqu'aux peintures ou la création des mosaïques.
Ce haut lieux touristique n'attire pas que le visiteur étranger, mais également le touriste ouzbek, et ça, c'est toujours à mourir de rire. Chaque groupe regarde l'autre avec curiosité, un sourire et puis vient le tour de la séance photo. Maintenant, même les mamies ouzbèques ont parfois leur téléphone portable à portée de main et on a tous des alures de superstars internationales qui se font tirer le portrait par la foule en délire. On finit toujours par la traditionnelle photo de groupe, où tout le monde pose fièrement au milieu de ses nouveaux amis.
Ces moments sont à mes yeux encore plus savoureux que le visites des monuments.
Le reste de la visite se résume à une liste de monuments comportant un ou plusieurs minarets et surmontés de coupoles turquoises... les intérieurs sont blancs , parfois rehaussés de bleu et or.
Bref, nous sommes à Samarcande, c'est beau, et ça brille !
De tous les monuments, mon préféré est Gur Emir, son minaret, ses domes turquoises, son couloir blanc et turquoise qui mène à la salle principale, entièrement recouverte de motifs bleus et or, et au centre, plusieurs pierres tombales, dont celle de Tamerlan, figure emblématique du pays. Ce monument n'a rien de plus que les autres, mais je l'aime particulièrement pour ses proportions et sa petite taille qui lui donne un côté plus humain que les grands bâtiments comme le Régistan ou Bibi Khanoum...

Me voilà donc de retour à Tashkent, 4 ans après mon premier voyage. Ce matin, nous partons pour une visite de la ville, et quand la guide nous annonce le programme, je ne peux m'empêcher de penser que je vais revoir les mêmes endroits que la dernière fois *soupir*. Nous prenons un taxi pour aller dans le grand nord de la ville (c'est pas tant au nord que ça, mais ça fait plus expédition) et là , j'ai d'un coup beaucoup de mal à me repérer. Dans mes souvenirs, il y avait quelques vielles mosquées perdues dans un dédale de rues poussiéreuses, et là , c'est un ensemble de mosquées aux dômes turquoises étincelants, au milieu d'une grande esplanade. Est-ce ma cervelle qui part en brioche ? La guide a la gentillesse de m'expliquer que non, ce n'est pas moi qui ai perdu la mémoire mais qu'il y a eu des travaux très importants en 2007 et que l'ensemble du quartier à été transformé. Personnellement, je pense que le travail de restauration sur les mosquées est superbe, mais le fait d'avoir détruit les maisons des alentours a fait perdre au quartier son authenticité.
Nous partons ensuite pour le marché qui m'avait paru si exotique à mon premier voyage... mais après les marchés de Kashgar et et Bishkek, il me semble si sage aujourd'hui. Peu importe, j'en savoure quand même les odeurs de shashliks (brochettes de viande cuites sur place, d'où des jolis nuages de fumée qui apportent un brin de mystère au milieu des étals), je prends le temps de goûter une espèce de raviolis à la tomate fourrés à la pomme de terre avec les oignons et autres herbes par dessus *miaaaam*, puis j'achète aussi des mures (de murier) blanches et très sucrées, puis je goûte un halva (une sorte de petit gâteau à base de lait ultra-concentré), j'arrive à résister au biscuits et bonbons, salive devant une grande marmite de plov... mais je suis forte et je continue mon chemin pour quelques photos de boules de fromage.
Nous prenons ensuite le métro pour rendre visite à Tamerlan (ou, du moins, à sa statue). L'après midi étant libre, je décide visiter le musée dédié à ce cher Tamerlan qui est à proximité, puis je pars visiter le musée des Beaux-Arts, puisqu'il paraît que c'est le musée à visiter à Tashkent et qu'il présente de magnifiques tableaux qui appartenaient autrefois aux tsars... seulement voilà , aujourd'hui, c'est lundi, et le lundi, le musée ferme à 14h... et quand j'arrive devant la porte, il est déjà 14h20... mais je ne m'appelle pas Sandrine pour rien, alors je sors mon petit futé et j'opte pour le plan B : le musée d'histoire des peuples d'Ouzbékistan (un musée d'ethnographie, quoi!). Heureusement, celui-ci est ouvert et ce sera ma dernière visite de la journée avant de reprendre un taxi en direction de l'hôtel.

Et j'étais sur la route, toute la sainte journée... y'en a un qui a fait une chanson la-dessus, et moi, je l'ai fait (mais je crois qu'en pays musulman, l'expression n'est pas particulièrement adaptée).
Départ de Osh, passage de la douane avec des douaniers sympas, puis beaucoup de kilomètres en taxi pour rejoindre Tashkent, la capitale de l'Ouzbékistan. En chemin, nous avons fait une halte à Margilan pour visiter un élevage de vers... à soie. Plus sérieusement, nous avons eu droit à une visite guidée de la fabrique de soie qui a dû passer dans toutes les émissions TV sur le sujet. Ce fut fort intéressant car on nous a expliqué toutes les étapes de la fabrication, depuis l'élevage des vers jusqu'au tissage, en passant par la cuisson des cocons et le déroulage de ces derniers pour obtenir un long et résistant fil de soie, la préparation des fils pour la teinture...

Yesterday night, it was time to pack my luggage. Hmmm... much more difficult than i thought : how to have enough clothing for 1 month with temperatures going from 0°C (according to Yahoo, it's snowing today in Kyrgyzstan) to over 30°C (in Uzbekistan and some cities in China) ??? I've never spent so much time getting ready for a trip. One thing is sure: it will be a nightmare every time i will need something in my bag as it's completely FULL...
This morning, as usual, I had to run to the railway station *me being late quite often* not to miss my train... but at the end, I've waited almost 40 minutes before the train left Montpellier due to a problem on the line. And as it wasn't enough, it took 1 hour to reach Nimes (twice the usual time).
Once in Paris, I opted to take the shuttle to the airport : it's more expensive the the RER, but there are no stairs, no connection, and above all : you can see the (not so blue) sky and see Paris : the Palais de la Porte Dorée, where I want to go next time I go to Paris (there's an aquarium inside and the building is awsome), and a few other places that remind me of past trips.
At the moment, I'm sitting in the plane and I've just finished my yummy dinner : this was muuuuuuuch better than on some other companies (like Lufthansa or AerLingus). Before they started serving the meals, the smell of the food coming from the « kitchen » was incredible : a goooooood smell like at the chinese restaurants in Montpellier... I LOVE it !!! and I'm not joking – chinese food it by far my favourite. Even the coffee they served me didn't manage to make me think about something else. Imagine me drinking my coffe and looking impatiently behind me to see it they were stating serving dinner... patience is not my thing. The main course was an excellent chicken with rice... i can't wait to be in china to eat more meals like this. I've taken some pictures. I don't know if i will be able to post them before the end of the trip as they are on the memory of my small camera (and not on a card... grrrr!). I'll try but I don't promise anything.
Nothing really important or fun happened, then i won't bother you anymore. The upcoming month should be much more interesting to read than this stupid post... come back often to read more.
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Et voilà , aujourd'hui j'ai enfin reçu mon passeport avec 3 nouvelles images à l'intérieur: mes chers (à tous les sens du terme) visas sont là , les dates sont bonnes, bref... TOUT - VA - BIEN !!!
*Gros soupir de soulagement*
Après l'énorme stress du mois dernier, où le voyage était devenu plus qu'incertain et les délais d'obtention des visas semblaient difficiles à tenir, mon p'tit coeur va mieux et je peux enfin respirer.
Y'a plus qu'à s'occuper des valises. Ce sera assez compliqué de tout faire rentrer dans un sac mais, fidèle à ma technique maintenant bien rôdée, je devrais m'en sortir. Comment ? Ben, c'est simple : quand le sac est plein, on le ferme et c'est bon. Du moment que j'ai mon passeport, mon appareil photo, ses batteries, leur chargeur et de quoi stocker les photos, j'ai de quoi survivre pendant tout le voyage.
Je vous sens curieux... vous voulez quoi ? Voir mes visas ? Vous avez été sages? C'est bien sûr, ça ? Bon, allez, j'suis sympa, les voilou: