Europe

 
13
septembre
2011
 

Le jour où j’ai mangé mon dernier kannelbulle avant de rentrer

C'est fou ce qu'on dort mieux quand on sait qu'il y a plusieurs navettes possibles pour se rendre à l'aéroport !! En ayant choisi de ne pas prendre la dernière avant mon vol, je sais que j'ai suffisamment de marge pour ne pas avoir à courir et surtout, je peux rester... ZEN !
Réveil à 4h50. Debout à 4h55. Je coupe l'alarme de mon portable pour ne pas me réveiller complètement... pliage de drap, de couette, je remets la chambre comme elle était quand je suis arrivée. Par-fait !!! Je prends mon paquetage et ai même le temps de déjeuner... ouais, bon j'ai encore plus de temps que prévu pour déguster mon kannelbulle puisqu'un ingrat personnage a sifflé une bonne partie de mon lait avec mon nom sur ma brique en haut et sur chaque face. Heureusement, il en reste assez pour me faire un *petit* chocolat-au-lait-qui-va-bien et voilou, pas la peine de se presser, mais il va faloir que je me catapulte à l'arrêt de bus, de l'autre côté de la petite gare de Nyköping. Dehors, il fait bon. Un train local est à quai et attend ses passagers qui arrivent peu à peu en taxi. J'ai l'impression de regarder un film : tout est silencieux dans la nuit plus si noire que ça, les lumières de la gare et du train rendent encore plus mystérieux les recoins sombres, et moi, je regarde la vie d'ici et j'ai l'impression de ne déjà plus faire partie du paysage puisque dans un heure et quelques minutes, je serai déjà dans les airs, en direction du sud. Les flamants roses et les cigales n'ont qu'à bien se tenir. Je reviens !!

En une dizaine de minute, le bus me dépose devant la porte de l'aéroport et là, je n'en crois pas mes yeux : il y a plein de monde dans le hall, les panneaux d'affichage annoncent 8 vols rien que pour ce matin, soit à peu près le planning de la semaine à l'aéroport de Béziers !! Je me mets à rêver de me tromper de vol et justement, il y en a un à destination de Bergame (en Italie) qui part à 7h20, pile poil comme mon vol à moi. Y'aurait bien quelqu'un de la famille pour m'héberger si je me retrouvais en Italie par la plus grande erreur, non ?? Et hop, une semaine de vacances en plus ! Ce serait bien, mais je suis bien trop raisonnable et je monte dans mon avion pour coller mon nez au hublot et voir la Suède se disparaitre peu à peu sous les nuages.

Le film est en train de se rembobiner : tout en bas, entre les nuages, je vois le Danemark, tout plat et entouré de grandes plages, puis viennent de grands territoires tout aussi plats divisés en d'innombrables parcelles agricoles, que j'imagine être soit en Allemagne soit en Belgique, soit dans le nord de chez nous. Puis le Massif Central arriva, toujours aussi vert, puis le viaduc de Millau et en même temps, la mer ! Terminus, tout le monde descend... à commencer par l'avion. Ensuite, le grand classique : navette vers Agde, puis, dans la foulée et sans avoir le temps de réaliser quoique ce soit, train vers Montpellier. A midi, j'arrivais déjà presque à la maison, pour me reposer enfin... sauf que... dans l'appartement en-dessous de chez moi, il y a des travaux et qu'il n'en sont pas encore à la peinture, mais plutôt à l'étape "j'explose tout à grands coups de masse". C'est nul la fin des vacances !

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12
septembre
2011
 

Le jour où il pleuvait des noisettes

Le pire jour des vacances - aussi appelé dernier jour du voyage - a fini par arriver. Le ciel est d'accord avec moi et pleure à froides gouttes et il fait gris jusqu'au bout du plus lointain horizon.

Je renonce à me presser aujourd'hui lundi, puisque tout ce qui n'est pas sous la pluie est fermé. Autant en profiter pour rattraper quelques-unes des heures de sommeil transformées en heures de visites matinales ces derniers jours, histoire de ne pas être trop HS à mon retour au bureau... le boss appréciera.

Après m'être bien reposée, avoir traîné à fond pour tout ce que j'avais à faire, y'a un moment où il faut se rendre à l'évidence : le temps est pourri et ça m'énerve !!!! C'est râpé foutu pour la méga ballade dont je rêvais, m'imaginant déjà accrocher une tête d'élan souriant à mon tableau de chasse photographique.
*insérer un gros soupir ici *

12h00 - Il pleut toujours. Je mange tranquillement mes restes du chinois d'hier, pour passer le temps en regardant la pluie tomber.

15h00 - Allez Louilla !!! Les réserves d'eau célestes sont à sec et peu à peu la couche nuageuse se déchire et laisse apparaître de petites tâches bleues qui ne tardent pas à s'agrandir.
Il y a urgence, rassemblemeeeent !!! chaussures, appareil photos / carte mémoire / batteries, plan de Nyköping et gâteau à la pâte-d'amande-trop-miam-comme-y-en-a-chez-Ikea...
Ok, y'a tout et y'a plus qu'à...

J'aurais juste le temps d'aller à la plus petite des réserves qui se trouve être la plus proche de mon auberge. Le sol est détrempé, glissant, pentu et jonché d'arbre en travers du chemin, ce qui nous oblige, moi et mes petites ballerines, à opter pour la version relax de la promenade, en suivant un canal par la voie classique. C'est joli, sous les arbres avec le bruit de l'eau et des feuilles qui bougent. Le hic, c'est que les seuls autochtones sont des moustiques et limaces. J'écrabouille les premiers et fais une séance photo avec les secondes, désespoir, quand tu nous tiens !
Sur le chemin du retour, alors que je passais sur un petit pont de bois, j'ai soudain une très grosse frayeur : un bruit de mini mitraillette et des trucs qui me tombent dessus !!  Des noisettes ! Des dizaines de noisettes qui tombent du ciel, sur ma tête de bois et le petit pont (ou le contraire, j'sais plus). Je ne sais pas si c'est un coup tordu d'un écureil ou si c'est le vent, mais ça fait peur.

Je finis par rentrer, saine et sauve malgré l'adversité, sans oublier de passer au kiosque à journaux pour acheter mon ticket de bus pour demain matin avant l'aube.

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11
septembre
2011
 
 
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10
septembre
2011
 
 
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9
septembre
2011
 

Le jour où ça gazouillait, coassait… et bullait à Kalmar

Il y a des jours, je me félicite vraiment de l'organisation de mon voyage et du choix des destinations. Aujourd'hui, je me suis levée avec un temps splendide, un bon petit déjeuner, un hôtel confortable et calme. Devant ma fenêtre, trois pommiers au-dessus d'un beau gazon tout vert. Les oiseaux gazouillent dans les arbres et le programme de la journée est plutôt relax.

Kalmar est une charmante petite ville de 61.533 habitants, entre Malmö et Stockholm. Si je me suis arrêtée ici, c'est pour son château de la renaissance, qui en plus d'être le plus spectaculaire du pays (c'est ce qui se dit ici), et le lieu où la Suède, le Danemark et la Norvège on signé l'Union de Kalmar, document dans lequel ils ont promis de ne pas se taper dessus. Ca n'a pas duré longtemps, mais c'est historique et c'est dans le château de Kalmar que ça s'est passé. C'est donc par ce monument incontournable que je vais commencer ma visite. En plus, c'est à 2 minutes de mon hôtel sans se presser.
Les salles d'apparat, les appartements du roi, le donjeon, la partie qui a servi de prison par la suite... après les palais ultra-décorés que j'ai vus à Copenhague, ça fait très dépouillé, mais ça reste quand même très joli.

De l'extérieur du château, on voit un peu mieux la ville et j'imagine déjà qu'il va y avoir de jolis endroits. Avant d'aller vers le centre, je reste un moment à marcher le long de la mer, à admirer le château de loin, les oies sauvages qui se dandinent en marchant, les moineaux qui volent entre les roseaux, tout ça avec le bruit des mini-vagues qui viennent s'échouer sur la plage (les vagues sont petites parce que juste en face de Kalmar, se trouve une graaaaande île toute longue sur pas mal de kilomètres).

Lentement, me voici arrivée dans le centre ville, entrant par un ancien passage que j'imagine de la même époque que le château. Face à moi, de petites rues où les gens déjeunent. Les maisons sont petites, et nombre d'entre elles sont en bois. C'est mignon tout plein !!

Le quartier le plus ancien, Gamla Stan, dans lequel se trouve mon hôtel est magnifique. Les rues sont toutes petites et tordues, ce qui fait que l'on découvre petit à petit les maisons de bois jaunes, rouges ou blanches. Des pommiers débordent au-dessus des palissades, des fleurs et arbustent sont rois dans les jardinets et aux fenêtres. Après plusieurs heures de marche, je m'installe un moment sur un banc au bord d'une marre et là, des grenouilles se marrent et coassent en coeur. Oui, je suis fatiguée, et alors, ça vous fait rire les grenouilles !!?? Non mais, c'est pas beau de se moquer des touristes assidus.
Puisque c'est comme ça, je repars finir ma boucle et me pose plus loin, sur la plage aux oies sauvages, qui picorent dans l'herbe. Installée sur un banc face au château, je prends le soleil (chut, faut pas dire que j'en prends un stock parce qu'on ne sait jamais le temps qu'il fera demain) et seule une libellule arrive à me faire bouger pour lui tirer le portrait.
Déjà 15h30. Je décide de rentrer à l'hôtel vous poster quelques nouvelles et hop, en route pour la gare en direction de Linköping. Arrivée prévue à 21h.


 
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8
septembre
2011
 

Le jour où j’ai vu un élan dans le ciel

A Malmö, puis dans le train en direction de Kalmar.
Et pendant ce temps, Ryanair m'envoie un mail intitulé : "Besoin d'évasion ?"... Euh, pas tout de suite ! Laissez-moi profiter de ce voyage quand même !!


 
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6
septembre
2011
 

Le jour où je suis passée dans l’Øresundsbron

Dernier jour à Copenhague. Le ciel est magnifique et le fond de l'air est frais avec pas mal de vent. Pour pouvoir profiter de mon pas encore un peu, je tombe une nouvelle fois du lit à l'aube, fait mon sac, descends déjeuner et abandonne lâchement mon bagage à l'hôtel.
Je suis déjà près du musée et me rends compte qu'il n'est que 8h30… j'ai donc une 1/2 heure pour faire un tour dans les environs et faire des photos sans pluie (histoire de vous faire croire qu'il fait toujours super beau ici), sans oublier de marcher vite en profitant de chaque trottoir ensoleillé pour me réchauffer. Quelques minutes avant 9h, je suis en place à l'entrée du musée Hans Andersen.


 
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3
septembre
2011
 

Le jour où je suis arrivée au Royaume de Danemark avec Hamlet

Ma légendaire flémardise a failli avoir le dessus ce matin, mais avec un courage exemplaire, j'ai réussi à tomber du lit à 7h12, prendre une douche et un petit déj' rapide, tout ranger dans mon sac à dos, glisser la clé de ma chambre dans la boite à clés de la réception et franchir la porte de l'hôtel à 8h19. Trop tard pour le ferry de 8h30, mais pour celui de 8h50, tout va bien , il est largement à ma portée, sans avoir à courir.
Cette dernière promenade dans les rues d'Helsingborg est bien tranquile, comme probablement tous les samedis matins ici... tout le monde est rentré cuver ce qu'il a bu hier soir ou jusqu'à tôt ce matin.
Une petite dizaine de personnes est en train d'attendre le ferry quant j'arrive et trois autres personnes s'avancent après moi. Y'aura pas foule à bord pour ce voyage. Le temps est maussade, plein de nuages partout. Pas des nuages épais, mais des nuages parfaitement étalés qui ne laissent pas entrevoir un brin de ciel bleu. Tout est plat et je regrète déjà mon lit.
Le seul truc qui me fait sourire et qui est bien organisé, c'est que le ferry qui m'amène au Danemark porte le joli nom d'Hamlet. Pile poil celui que j'avais repéré hier et que je voulais prendre.
J'arrive sans enthousiasme au Danemark. C'est le 30ème pays que je visite et j'aurais voulu que ce soit plus joyeux. J'avais pas forcément espéré que George Clooney soit là pour m'offrir un bon café, mais quand même, la, c'est abuser de me faire un accueil aussi moyen.
Le pire reste à venir : j'ai 10 kilos sur le dos dont je rêve de me débarrasser : mon sac à dos me pèse et pas la moindre consigne à l'horizon. Une dame qui m'a vue un tantinet perdue à quelques mètres de la gare est venue à mon secours : non il n'y a pas de consigne à la gare, mais un centre culturel à proximité en a et il ouvre à 10h. Cela fait plus d'une demi-heure à supporter mon poids mort, mais c'est bien mieux qu'une journée complète, non ? En tout cas, les Danois sont plus accueillants que leur pays.
Je peux vous dire que le temps s'est rafraîchi (comme toutes les fois où je suis bloquée quelque part à attendre) et, depuis le début de ce voyage, j'ai rarement apprécié ma veste comme aujourd'hui.
Helsingor est une petite ville qui ne doit pas être si petite que ça puisqu'elle compte 34000 habitants (non, je n'ai pas confondu avec le code postal de Montpellier), mais elle a l'air toute petite à cause de son centre ville au petites rues bordées de petites maisons à un étage. Les façades sont assez souvent à colombages, peintes dans de jolies couleurs du nord : rouge, jaune, bleu... c'est tout mignon. Les rues sont beaucoup plus fréquentées que de l'autre côté de l'Oresund (faut dire que c'est pas difficile).
Finalement, le temps passe plutôt vite et l'air de rien, à 10h05, j'ai laissé mon sac à plomb à la consigne du centre culturel et ai enfin pu commencer une visite digne de ce nom : achat de la Copenhagen Card pour 3 jours, aussitôt utilisée pour visiter le musée maritime dans le chateau d'Hamlet. Au cours de cette visite, en montant quatre à quatre puis deux à deux puis une marche après l'autre puis en faisant quelques pauses, je suis arrivée en haut d'une des tours du château pour constater qu'il y avait une faille dans le programme "total nuage, journée sans soleil". L'espoir revient et je finis ma visite le coeur plus léger.

Après avoir refait un tour dans les petites rue d'Helsingor, je prends le train pour le nord de la Zélande (l'île où se trouve Copenhague), à destination de Gilleleje. Mais pourquoi donc Gilleleje ? Tout d'abord parce que le nom me fait rire. C'est déjà un bon début. Ensuite, c'est le plus grand port de pêche de l'île. En plus, j'ai lu dans mon guide qu'il y avait des kiosques où on pouvait se prendre de bons petits plats de poisson fraîchement pêché, alors voilà 3 bonnes raisons d'y aller.
J'ai quand même un doute sur mon choix en sortant du train... ça a l'air un peu désert aux alentours de la gare... mais... en marchant un peu, je me retrouve rapidement au milieu de petits restaurants et boutiques de souvenirs. Un peu partout, je vois de petites maisons aux toits de chaume et aux jardins fleuris. Les rues sont animées et tout le monde parle danois, langue très jolie mais totalement incompréhensible. Le ciel est bleu et il fait suffisament chaud pour que j'arime ma veste sur le côté de mon sac à dos de 10 kilos et que je n'ai pas réussi à larguer dans une quelconque consigne. Peu importe, je profite à fond de cette halte, en respirant à plein poumons l'air du large, cheveux au vent et nez au soleil. Aaaah, ce que j'aimerais habiter dans une de ces petites maisons en bord de plage, à deux pas du port !!! A être venue ici, autant me prendre un bon repas à l'un des kiosques qui ont l'air de faire fureur par ici. Me voilà donc en train de commander un bon petit plat à déguster dehors, comme cela se fait dans le nord, en s'installant où il y a de la place, parmis les grandes tablées. Croquette de poisson, frites et salade. Miaaaaaam ! Ce sont les moments magiques comme celui-ci qui me font tant apprécier les voyages. Les saveurs sont accentuées par le vent et l'atmosphère paisible d'un samedi en bord de mer. Je sens quelques regards admiratifs devant mon sac à dos et mon guide posé sur la table. Visiblement, il n'y a pas tant de touristes étrangers que ça qui osent s'aventurer si loin de Copenhague et goûter aux spécialités locales.

Il est un temps pour tout : un pour les pauses et un pour l'action. Je me remets donc en route en direction de la gare pour continuer mon périple jusqu'à Copenhague. Dans le train, j'ai eu un un petit pincement au coeur en passant à Hillerod car je n'avais pas le temps de m'y arrêter pour visiter le magnifique château de Frederiksborg (zut, va falloir que je revienne ;) ).

Inutile de vous dire qu'après une journée aussi chargée, j'ai plus qu'apprécié d'arriver à l'hôtel à Copenhague et de pouvoir me laisser choir sur mon lit.


 
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2
septembre
2011
 

Le jour où j’étais presque au Danemark

Helsingborg, en Suède. De l'autre côté de l'Oresund, à 20 minutes de là en ferry : Heslingor, où se trouve le château d'Hamlet, au Danemark


 
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