
Aujourd'hui, journée au pays des cailloux cassés... mais de jolis cailloux quand même.
Le site de ruines de Palmyre est tout simplement grandiose et ce ne sont pas moins de 3 heures de visite en plein soleil qu'il faut affronter avant de pouvoir se mettre à l'ombre et partager un bon repas local. Vient ensuite une visite du musée local pour quelques cailloux de plus (mais encore plus jolis) et le gardien du musée s'est chargé de m'apprendre toutes les façons de porter le voile ici. Dans la sélection ci-dessous, vous avez la tenue touareg printemps-été 2011. Marrez-vous pas, cela aurait pu vous arriver à vous, cher lecteur !

Finies les grasses matinées jusqu'à 7h; ce matin, le wake up call à 6h30 est bien cruel. Juste le temps de me préparer et de déjeuner et hop, nous voilà de nouveau sur la route.
Un dernier arrêt dans un snack-pizzeria locale pour prendre des pique-niquess pour midi (et voir des gamins en uniforme scolaire défiler en signe de soutien à leur président et pour afficher leur satisfaction au monde entier) et adieu Alep !
Direction : le désert.
Etant donné que notre programme est toujours bien chargé, je suis encore très très très en retard sur les commentaires.
Voici un bref résumé de la journée pour savoir ce qu'il y a sur les photos ci-dessous :
On a roulé d'Alep jsqu'à la citadelle de Jaabar, sur le lac Assad (retenue d'eau sur l'Euphrate), puis en avant pour une visite des vestiges de la ville de Rassafa au milieu du désert et pique-nique. Trois heures de route plus tard, nous étions à Palmyre pour admirer un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et le désert. Pour fêter ça, un p'tit coup d'arak, le pastis local.
Tout cela sera bien évidemment développé ultérieurement.

Je suis super en retard dans la rédaction des textes du blog car le programme est très chargé.
Tout va bien ici en Syrie, il fait beau et la situation semble se calmer.
Au programme aujourd'hui : visite de St Siméon (ensemble de 4 basiliques et sanctuaire consacré au premier chrétien de la Syrie, St Siméon le stylite), puis notre guide a réussi à nous arranger un arrêt dans une savonnerie. Ensuite, nous avons visité le musée archéologique, dans lequel se trouve, entre autres, des tablettes d'argile recouvertes d'écritures cunéiformes et des objets et statues provenant de fouilles un peu partout en Syrie.
Après un excellent déjeuner face à la citadelle, nous avons visité ce superbe monument du XIIème siècle qui la gloire de la ville.
En sortant, ce fut un peu carnaval car toutes les femmes du groupe on dû revêtir longue jupe et foulard pour cacher cheveux, peau et pantalons afin d'avoir le droit d'entrer dans la Grande Mosquée.
Pour finir la journée, visite du quartier arménien en nous rendant au resto.
Je développerai quand j'aurais le temps... en attendant, voici quelques photos.

Aujourd'hui, après seulement 3 jours complets en Jordanie, nous devons déjà quitter le pays et entrer en Syrie. Notre programme est cependant un brin chamboulé à cause des manifestations qui secouent la Syrie et devons changer de poste frontière.
La suite plus tard

La journée commence par le très classique duo petit déj' - bouclage de valise. Prière d'être à l'heure car le roi de Jordanie est attendu à Petra (ville que nous quittons aujourd'hui) pour visiter le site où nous étions hier et situé à quelques dizaines de mètres de notre hôtel. Notre chauffeur discute avec le guide en faisant de grands signes et indiquant la route... j'imagine que le bus ne va pas avoir l'autorisation de rester là bien longtemps. On envoie donc les bagages en soute et roule ma poule (ici, ils adorent utiliser nos expressions les plus ringardes), on part pour Wadi Rum.
Jusqu'à la sortie de Pétra (et même un peu au-delà ), la police et la garde du roi nous fait une haie d'honneur, postés de part et d'autre de la route, armes à la main et prêts à intervenir. A leurs côtés d'autres sont en train de peaufiner la déco des rues, accrochant un peu partout drapeaux jordaniens et banderoles.
Nous prenons ensuite une route sinueuse avec vue sur des paysages grandioses de déserts et de montagnes. La brume au loin et l'ombre de quelques nuages mettent le relief en avant. C'est tout simplement magnifique.
Pétra se situant à 1000 mètres d'altitude, nous montont encore de quelques centaines de mètres jusqu'à un point où, parait-il, un groupe de français s'est retrouvé bloqué par la neige l'an passé. Finalement, il ne fait pas toujours si chaud que ça dans ce pays !
Nous poursuivons notre route juqu'au désert du Wadi Rum où nos 4x4 nous attendent. Ici, le relief est vraiment particulier et on a l'impression d'être au fond de la mer : les couches géologiques sont très horizontales et les montagnes ont doucement été sculptées par l'eau lorsque les lieux étaient recouverts par la Mer Rouge. Entre ces reliefs, un sable tout doux m'invite à retirer mes chaussures... aaaaah, qu'est-ce qu'on est bien !!
Les 4x4 sont confortables : on est 6 ou 8 à l'arrière, sur 2 banquettes face-à -face et on va pouvoir filer, cheveux au vent et sable dans la bouche et les yeux puisque les véhicules ne sont pas fermés. En voiture Simone, c'est parti pour 2 heures de chevauchée sauvage dans le désert de Laurence d'Arabie, dégainez les appareils photo !
Mon acte presque héroique aujourd'hui fut de grimper presque jusqu'en haut d'une dune de sable lors d'une halte... bon, c'est vrai que je n'ai pas atteint le sommet, mais je suis allée assez haut pour avoir une vue magnifique. Pas besoin d'aller plus haut, hein ? Demain, je pense que je regetterai d'être montée avec autant d'enthousiasme et que je ne pourrai plus marcher, mais là , je suis heureuse d'avoir ce panorama incroyable : de larges vallées sablonneuse bordées de montagnes s'étendent à perte de vue.
A un autre arrêt et le long de la route, on découvre des gravures rupestres nabatéennes représentant scorpions, gazelles, loups, chameaux, autruches... c'est étonnant que ces gravures, situées en extérieur, soient encore visibles après avoir subit les éléments pendant autant de siècles.
Plus loin, nous avons droit à un instant de repos sous une tente bédouine où l'on nous nous offre un délicieux thé aux saveurs orientales : cardamone, cannelle et sauge. Sous la tente, au milieu des tapis, un feu est allumé pour faire chauffer l'eau du thé et récupérer des braises pour brûler l'encens.
A midi, nous sommes déjà de retour au bus et une autre tente de bédouins nous attend pour le repas. Nous sommes invités devant une table pour assister au service du plat : notre hôte retourne une grande marmite de riz, choux-fleur, aubergines et poulet dans un grand plat rond.
Applaudissements
Et en plus, c'est vraiment miam.
Une fois repus, il est l'heure de reprendre la route en direction d'Amman où nous arriverons 4h30 plus tard... sous la pluie.
Pour notre dernière soirée en Jordanie, nous avons droit à une sortie dans un restaurant appelé le Don Quichotte... serait-ce pour faire un rappel de mon voyage à Madrid en octobre dernier ? Le nom est étrange mais ce que l'on nous sert est vraiment bon et rafraichissant : légumes, fromage blanc et herbes ou noix, olives épicées pour l'entrée puis des grillades. Mmmmmm ! En plus d'être bon, c'est également beau : tout est servi dans des petits plats séparés et placées au centre de la table sur des plateaux ronds dorés.

Je vous dirai tout sur le site grandiose de Petra si vous êtes sages. Je vous écris tout ça et je posterai dès que possible.

Les textes viendront plus tard, pour l'instant profitez des photos

Minuit onze. Deux heures trente trois. Trois heures trente... c'est l'heure, debout !!! Après ne pas avoir dormi de peur de ne pas me réveiller à temps pour aller à l'aéroport, il est temps de se lever, de petit déjeuner et de se préparer. Les téléphones sonnent les uns après les autres : mon portable, celui de mum, le réveil automatique de l'hôtel puis la réception pour vérifier qu'on avait bien été réveillées par le premier appel. Si j'avais sû qu'on aurait un tel concert, j'aurais dormi d'un sommeil paisible jusqu'à l'heure fatidique.
Le petit déj' a du mal à passer : le pauvre scone anglais acheté à Monop' coince au niveau de la gorge, et j'ai l'impression d'avoir avalé un sac de farine avec un demi verre d'eau. J'essaie de le faire glisser avec un peu de thé, mais il semblerait que ce ne soit pas une heure pour commencer une journée.
Quoi qu'il en soit, à 4h15 presque précises, nous voici en route pour l'arrêt de bus. 4h40, le dernier Noctilien à destination de l'aéroport arrive et c'est le voyage qui commence enfin !
Le comptoir d'enregistrement pour notre vol est désespérément vide... à part quelques passagers qui attendent assis avec leurs bagages, personne à l'horizon. Je suppose que ça doit les faire rire de faire tomber les pauvres voyageurs du lit à une heure indécente pour ensuite les faire attendre. Moi, je vous dis que c'est de la pure jalousie, m'sieurs-dames ! Les employés de l'aéroport aimeraient voyager aussi, et comme ils doivent bosser au lieu de s'amuser, ils se vengent sur nous, z'heureux touristes. Le comptoir finit par ouvrir une heure après l'heure prévue, et je tiens enfin mon sésame entre mes doigts tremblants: mes billets d'avion, de Paris à Londres Heathrow, puis de Londres à Amman. J'ai envie de sauter de joie, mais l'incertitude sur la seconde partie du voyage (en Syrie) et la peur d'être radicalement ridicule au milieu de l'aéroport me poussent à exprimer ma joie très intérieurement.
Le passage des contrôles divers et variés se passe bien, du moins en ce qui concerne le passeport : j'ai réussi l'épreuve avec brio et j'ai le droit de passer le portique de Noël : celui qui clignotte en rouge quand je passe. Le premier coup, j'avais oublié que pour une fois j'avais une ceinture, mais le 2ème coup, aucune idée sur ce qui fait bipper le portique. J'ai donc droit à une fouille complète... gé-nial ! ça m'avais manqué !
A Heathrow, re-belotte, c'est à nouveau Noël ! J'avais pourtant découvert entre-temps que j'avais 2 pièces dans une poche (oups)et les avais enlevées, mais je bippe encore. Autre pays, autre technique, j'ai droit cette fois au détecteur électronique portatif. On ne trouve sur moi ni kalashnikov ni roue de char et je peux donc continuer mon chemin jusqu'au vol suivant.
Les deux vols sont un vrai délice car le temps est splendide : ciel bleu, pas de vent. De quoi me réconcilier avec les avions après les vols mouvementés entre Madrid et Lisbonne, en octobre dernier. De plus, le service à bord du vol sur British Midlands est parfait : un bon menu miam végétarien en sauce aux champignons... mmmmmm ! Désolée, je ne vous en ai pas gardé une part.
A l'arrivée en Jordanie, Akhmat, qui était chargé de nous accueillir, nous donne des billets de 20 dinars d'ici pour qu'un douanier nous colle 2 timbres dans le passeport avec un joli tampon bleu. Nous voilà enfin prêtes à découvrir la Jordanie.
30 minutes de voiture plus tard, nous nous faisons offrir un verre de jus d'orange de bienviendue à l'hôtel Region... et dire que j'ai l'hôtel de Région à 2 minutes de chez moi, à Montpellier !
A 23h51, je vous l'annonce officiellement : je vais dormir.

Je vais essayer de vous raconter tout ça quand je serai à bord du vol Londres-Hamman.
A +

J'ai quitté Montpellier il y a 1h30 et j'essaie en vain de me plonger dans l'esprit magique des vacances. Faut avouer que c'est pas facile de positiver avec tout ce qu'il se passe en ce moment et quand, en plus, on quitte le soleil et qu'on se retrouve sous une épaisse couche de nuages, ça fiche le carrément cafard.
Depuis plus d'une semaine, je suis scotchée à tout ce qui affiche des infos sur le Japon, que ce soit une TV, un ordinateur ou mon très moche mais si génial smartphone et je croise les doigts pour que le pays sorte du cauchemar dans lequel il est plongé depuis le tremblement de terre.
En découvrant les premières images du tsunami, j'ai eu vraiment peur pour une amie de ma môman qui habite là -bas et qui a tellement déménagé qu'on ne savait plus dans quelle ville elle était en ce moment. Heureusement, elle nous a rapidement rassurés sur son sort et celui de sa famille : ils habitent au sud de Tokyo et ils vont bien, même si ses enfants ont dû passer la nuit au boulot faute de trains pour rentrer chez eux, s'ils subissent les pénuries d'eau, de nouilles et de riz et qu'ils connaissent de longues coupures d'électricité quotidiennes. En plus des pénuries des produits de base cités précédemment, les japonais se restreignent d'eux-même en se qui concerne l'essence et d'autres produits dont les régions sinistrées ont si cruellement besoin.
En lisant ses emails, j'avais les larmes au bord des yeux car je voyais bien qu'elle se contentait de répondre aux question de ma maman et ne se plaignait même pas de quoi que ce soit malgré la gravité de la situation.
Je ne vais pas commenter toutes les autres mauvaises nouvelles que l'on trouve dans le journal d'aujourd'hui, mais je vais bien devoir en évoquer une qui a un rapport direct avec mon voyage : en Syrie, lors d'une manifestation, la police a tiré sur les manifestants à balles réelles et il a a eu 4 morts hier au sud du pays. Il y a eu des manifs dans plusieurs villes du pays, dont Damas... où je devrais être dans une semaine environ et je ne vous cache pas que j'ai bien évidemment oublié mon casque et mon gilet pare-balles... il semblerait que la check-list que j'ai faite pour préparer ma valise ne soit pas si complète que ça. Du coup, demain soir, il va falloir appeler l'agence de voyage pour vérifier que le départ est maintenu, histoire de ne pas se retrouver seules au rendez-vous en Jordanie lundi soir.
Au programme de demain : très probablement la cathédrale de St Denis, l'aquarium de la porte dorée, et s'il fait beau, pourquoi ne pas prendre le soleil dans le jardin du Luxembourg, en face de l'hôtel !
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