14
mai
2009
 

Jour 24 – Samarcande

Ce matin, une guide nous fait (re-)découvrir la ville. Rien de bien nouveau pour moi, si ce n'est la visite de Sha-i-Zinda, l'ensemble situé en haut d'une colline et qui était en restauration lors de ma première visite. Cet endroit me tient à coeur car j'ai vu l'envers du décor et je connais tous les secrets de sa restauration, depuis le gros oeuvre jusqu'aux peintures ou la création des mosaïques.
Ce haut lieux touristique n'attire pas que le visiteur étranger, mais également le touriste ouzbek, et ça, c'est toujours à mourir de rire. Chaque groupe regarde l'autre avec curiosité, un sourire et puis vient le tour de la séance photo. Maintenant, même les mamies ouzbèques ont parfois leur téléphone portable à portée de main et on a tous des alures de superstars internationales qui se font tirer le portrait par la foule en délire. On finit toujours par la traditionnelle photo de groupe, où tout le monde pose fièrement au milieu de ses nouveaux amis.
Ces moments sont à mes yeux encore plus savoureux que le visites des monuments.
Le reste de la visite se résume à une liste de monuments comportant un ou plusieurs minarets et surmontés de coupoles turquoises... les intérieurs sont blancs , parfois rehaussés de bleu et or.
Bref, nous sommes à Samarcande, c'est beau, et ça brille !
De tous les monuments, mon préféré est Gur Emir, son minaret, ses domes turquoises, son couloir blanc et turquoise qui mène à la salle principale, entièrement recouverte de motifs bleus et or, et au centre, plusieurs pierres tombales, dont celle de Tamerlan, figure emblématique du pays. Ce monument n'a rien de plus que les autres, mais je l'aime particulièrement pour ses proportions et sa petite taille qui lui donne un côté plus humain que les grands bâtiments comme le Régistan ou Bibi Khanoum...

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13
mai
2009
 

Jour 23 – Samarcande

6h00 – Il est l'heure de tomber du lit, de refaire les bagages pour prendre le train pour Samarcande.
Vous avez déjà pris le train en Ouzbékistan ? Moi oui (aujourd'hui).
Un dépaysement total par rapport à tout les trains que j'ai pris jusqu'à présent (et j'en ai pourtant fait des kilomètres en train, que ce soit en Russie, en Europe ou aux USA).
Dans le couloir, un tapis traditionnel très coloré (et crasseux) rend la circulation en valise à roulettes assez inconfortable car il a tendance à se rebeller et à se plier en accordéon, la housse des sièges est usée jusqu'à la corde et sa couleur ne me donne pas particulièrement envie de m'y asseoir (pourtant, il va bien falloir car le voyage va durer plusieurs heures), et jusqu'au moment du départ, j'assiste à un véritable ballet de vendeurs de samsas, de pains et de journaux, se faufilant entre les voyageurs qui tentent de s'installer à leur place.
Le train part enfin pour Samarcande et je commence à voir défiler des paysages verdoyants qui me font parfois penser à la France : du vert, parfois des champs de coquelicots forment d'immenses tâches rouges et au loin, on peut parfois apercevoir des montagnes enneigées. J'ai l'impression que ce voyage est mon second premier voyage en Ouzbékistan tellement les paysages sont différents de ceux que j'avais vu il y a 4 ans, totalement asséchés par les températures caniculaires de l'été.
Nous ne sommes pas encore en été, mais la température dans le wagon grimpe rapidement et l'air devient étouffant au fur et à mesure que nous avançons. L'arrivée à Samarcande est un soulagement... de courte durée, car je me rend compte qu'ici, il fait CHAUD, avec un fond humide qui n'arrange rien.

Nous posons les bagages dans notre petit hôtel, bien situé, à 2 pas du Régistan, et je vais me restaurer dans un boui-boui local, que notre tour leader nous conseille (ils ont un menu avec des photos des plats, qu'il parait). Une fois à l'intérieur, je trouve la déco plutôt inquiétante : le dessous de l'escalier est grillagé et semble parfois servir de poulailler, une fontaine octogonale sert à entreposer les plats et des soupes continuent de bouillir sur une petite gazinière. Je fais comme si je n'avais rien vu et Ross, Craig et moi commandons une soupe de nouilles. Le garçon vient nous demander à plusieurs reprises si on veut aussi des shashliks et d'autres plats. Chaque fois, on a l'impression que c'est la première fois qu'on lui dit non. Grrr ! Un moment plus tard, le garçon revient avec une soupe de pois chiches, et je suis obligée de ùe lever pour aller pointer du doigt l'assiette de nouilles posée sur le bord de la fontaine pour qu'il comprenne ce que nous voulons (pourtant, c'est lui qui nous a parlé des nouilles, en anglais dans le texte). notre aventure culinaire s'acheva en beauté avec l'addition : 20.000 soums pour 3 soupes, un pain et une bouteille d'eau ! Ce ne serait pas grand chose en France, mais ici, c'est franchement abuser du portefeuille du touriste. nous commençons par réclamer une addition écrite sur un papier, et le garçon revient 5 minutes plus tard avec un bout de papier sur lequel est écrit 20.000 d'un côté et 12.000 de l'autre... probablement les tarifs standard pour les touristes. Je demande (en russe), à parler au responsable de l'addition, le garçon me montre la caisse au fond du restau. J'y vais et le garçon s'y assoit. Je prends mon air le plus assuré possible et redemande l'addition. 8.100 soums pour nous trois. Même pas la moitié de ce qu'il espérait nous extorquer le premier coup.
Non mais, 1 mois qu'on est sur la route, on le connait par coeur le prix de la soupe de nouilles ! Et moi perso, j'aime pas franchement les tentatives d'excroqueries et les taxes pour touristes. En sortant, je commence à rigoler et je me félicite de mon russe, moins rouillé que je ne le craignais et qui m'est soudain bien utile.
Pendant l'après midi, je fais découvrir le café internet que j'utilisais il y a 4 ans au reste du groupe, puis continue sur ma lancée et part à la découverte des petites rues des vieux quartiers. Je me rends peu à peu compte que beaucoup de ruelles sont des impasses et ma ballade est bien plus longue que prévue et rentre à l'hôtel bien fatiguée.

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12
mai
2009
 

Jour 22 – Tashkent

Me voilà donc de retour à Tashkent, 4 ans après mon premier voyage. Ce matin, nous partons pour une visite de la ville, et quand la guide nous annonce le programme, je ne peux m'empêcher de penser que je vais revoir les mêmes endroits que la dernière fois *soupir*. Nous prenons un taxi pour aller dans le grand nord de la ville (c'est pas tant au nord que ça, mais ça fait plus expédition) et là, j'ai d'un coup beaucoup de mal à me repérer. Dans mes souvenirs, il y avait quelques vielles mosquées perdues dans un dédale de rues poussiéreuses, et là, c'est un ensemble de mosquées aux dômes turquoises étincelants, au milieu d'une grande esplanade. Est-ce ma cervelle qui part en brioche ? La guide a la gentillesse de m'expliquer que non, ce n'est pas moi qui ai perdu la mémoire mais qu'il y a eu des travaux très importants en 2007 et que l'ensemble du quartier à été transformé. Personnellement, je pense que le travail de restauration sur les mosquées est superbe, mais le fait d'avoir détruit les maisons des alentours a fait perdre au quartier son authenticité.
Nous partons ensuite pour le marché qui m'avait paru si exotique à mon premier voyage... mais après les marchés de Kashgar et et Bishkek, il me semble si sage aujourd'hui. Peu importe, j'en savoure quand même les odeurs de shashliks (brochettes de viande cuites sur place, d'où des jolis nuages de fumée qui apportent un brin de mystère au milieu des étals), je prends le temps de goûter une espèce de raviolis à la tomate fourrés à la pomme de terre avec les oignons et autres herbes par dessus *miaaaam*, puis j'achète aussi des mures (de murier) blanches et très sucrées, puis je goûte un halva (une sorte de petit gâteau à base de lait ultra-concentré), j'arrive à résister au biscuits et bonbons, salive devant une grande marmite de plov... mais je suis forte et je continue mon chemin pour quelques photos de boules de fromage.
Nous prenons ensuite le métro pour rendre visite à Tamerlan (ou, du moins, à sa statue). L'après midi étant libre, je décide visiter le musée dédié à ce cher Tamerlan qui est à proximité, puis je pars visiter le musée des Beaux-Arts, puisqu'il paraît que c'est le musée à visiter à Tashkent et qu'il présente de magnifiques tableaux qui appartenaient autrefois aux tsars... seulement voilà, aujourd'hui, c'est lundi, et le lundi, le musée ferme à 14h... et quand j'arrive devant la porte, il est déjà 14h20... mais je ne m'appelle pas Sandrine pour rien, alors je sors mon petit futé et j'opte pour le plan B : le musée d'histoire des peuples d'Ouzbékistan (un musée d'ethnographie, quoi!). Heureusement, celui-ci est ouvert et ce sera ma dernière visite de la journée avant de reprendre un taxi en direction de l'hôtel.

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11
mai
2009
 

Jour 21 – Ouzbékistan !!

Et j'étais sur la route, toute la sainte journée... y'en a un qui a fait une chanson la-dessus, et moi, je l'ai fait (mais je crois qu'en pays musulman, l'expression n'est pas particulièrement adaptée).

Départ de Osh, passage de la douane avec des douaniers sympas, puis beaucoup de kilomètres en taxi pour rejoindre Tashkent, la capitale de l'Ouzbékistan. En chemin, nous avons fait une halte  à Margilan pour visiter un élevage de vers... à soie. Plus sérieusement, nous avons eu droit à une visite guidée de la fabrique de soie qui a dû passer dans toutes les émissions TV sur le sujet. Ce fut fort intéressant car on nous a expliqué toutes les étapes de la fabrication, depuis l'élevage des vers jusqu'au tissage, en passant par la cuisson des cocons et le déroulage de ces derniers pour obtenir un long et résistant fil de soie, la préparation des fils pour la teinture...


 
 
10
mai
2009
 

Day 20 – Osh

Ce matin, il fait plutôt frisquet dans ma grande chambre et il faut trouver un brin de courage pour descendre dans la salle de bain que tout le groupe partage et où un seul chauffe-eau va nous permettre de prendre une douche chaude... après ça, j'ai même le temps de faire une lessive (indispensable étape après des ballades dans la neige et la boue). A 8h, nous avons droit a un petit déj' copieux : oeufs, concombre et tomate, semoule au lait, biscuits, pain, thé... de quoi patienter jusqu'à midi.
Vient ensuite le moment de la visite, et même qu'en tant que groupe d'intrépides, on y est allés à pieds. Ce fut une bonne heure de marche pour arriver jusqu'au sommet du mont Salomon (en fait je ne sais pas le nom de l'endroit, mais au sommet de cette petite colline, se trouve une mini mosquée dédiée au prophète Salomon). L'endroit n'est pas bien haut (on a mis plus de temps pour aller de l'hôtel au pied de la colline que pour aller jusqu'en haut), mais on domine toute la ville située sur une plaine entourée de montagnes dont certaines sont très hautes et tout enneigées.
De nombreux Kyrgyzes sont là en pèlerinage, avec les enfants ou toute la famille (3 ou 4 générations), et j'ai eu le droit de rentrer dans la mosquée où le maître des lieux nous a récité un passage du coran. L'intérieur de la mosquée est magnifique, les murs sont blancs, entièrement décorés de moulures de plâtre.

La visite de la ville ne serait pas complète sans une visite du marché. Après le marché de Kashgar, celui-ci a l'air bien tranquille et me rappelle les marchés que j'avais vus en Ouzbékistan. Coupés dans notre élan par une petite pluie, nous nous sommes arrêtés pour dîner dans restau où je ne me serais pas risquée en France, mais j'ai pris 2 samsas de boeuf, en espérant que la viande soit bien cuite... pour l'instant tout va bien, mais cela ne fait que quelques heures que le repas est fini.
Après le repas, j'ai changé une bonne partie de mes soms contre des soums pour préparer notre entrée en Ouzbékistan demain. J'ai changé 3000 soms et m'a donné 125000 soums, en coupures de 1000 soums, que j'ai recomptées à la main avant de quitter le bureau de change. Ouahhh, I'm rich !!! Le paquet de billet est impressionnant (là, on ne parle même plus de liasse).


 
 
8
mai
2009
 

Jour 18 – là haut dans la montagne

La nuit a été fraîche et ce matin, lorsque mon réveil s'est mis à sonner, la seule chose que j'ai réussi à faire fut de sortir rapidement une main de dessous les couvertures, d'attraper mon téléphone, de reprogrammer la sonnerie 50 minutes plus tard, puis de retourner me cacher entièrement au fond du lit (mais pas trop au fond quand même car le duvet est trop court). Quand arrive l'heure limite pour être à l'heure pour le petit déj', je tente une sortie express du lit avec un atterrissage direct dans des vêtements chauds. Une courte balade à la fraîche et me voilà en bas de la montagne... ou, plus honnêtement, en bas du chemin. Le paysage est fantastique : on se croirait dans les Alpes, avec des sommets enneigés, des sapins, des arbres couverts de fleurs (l'hiver touche à peine à sa fin dans la région)... et tout ça sous un magnifique ciel bleu et un soleil qui vient peu à peu nous réchauffer.

Nous prenons notre petit déjeuner à l'endroit où nous avons soupé hier. Ce petit déjeuner là est le un des plus gros petits déjeuner que j'ai pris de toute ma vie : du thé (que j'ai arrosé de miel), 2 oeufs servis avec de la tomate et du concombre, du pain avec du beurre (avant de savoir ce qu'on allait nous servir par la suite), 4 crèpes (que j'ai arrosées de miel), un grand bol de yaourt (que j'ai arrosé de miel), une grande assiette de riz au lait (que j'ai arrosé de miel), bref c'était bien bon et une chose est sûre : on ne devrait pas avoir faim avant l'heure du déjeuner. Le retour vers notre petite maison dans la montagne se fait à pied histoire de commencer à digérer, et je passe le peu de temps qu'il nous reste à crapahuter aux alentours de notre chez nous pour faire des photos. Tout y passe, depuis le paysage général jusqu'au dernier bourgeon en passant par toutes les fleurs, c'est bon, j'ai tout dans la boite, on peut passer à l'étape suivante.

Au programme de la journée, plus de 6h30 de route jusqu'à Sary Chelek (8h30 en comptant les pauses photos et le repas de midi).
Je n'arrive pas à m'y faire : les paysages sont tellement grandioses que je n'arrive pas à décoller mon nez de la vitre (façon de parler, car il vaut mieux rester à une distance raisonnable de tout objet dur qui pourrait se rapprocher brusquement lors d'un passage dans une ornière... même une bouteille d'Orangina en aurait assez d'être secouée ainsi).

En début d'après midi, le temps a changé et le ciel bleu finit par laisser sa place à un crachin loin d'être agréable un peu avant notre arrivée à Sary Chelek.
Nous nous installons dans une maison très récemment aménagée pour les touristes... tellement récemment qu'ils n'ont même pas vérifié ce qui marchait ou pas et je peux vous dire qu'aucune des prises de ma chambre ne marche, grrrr! Du coup, je me suis installée par terre dans un couloir et une gentille dame est venue m'apporter une de ces confortables couvertures/coussins que les gens utilisent ici dans les maisons traditionnelles. Ce n'est pas la position la plus confortable pour utiliser un ordinateur, mais au moins, ça marche et ça me permet d'écrire ces quelques lignes. Après ça, à table pour un repas traditionnel puis temps libre.


 
 
5
mai
2009
 

Jour 15 – Tash Rabat

Tel nounours dans sa tanière, j'ai bien dormi sous mon tas de couvertures. la température sous la yourte a considérablement chuté depuis que le feu s'est éteint, mais les innombrables épaisseurs qui me séparaient de l'air glacial m'ont permis de survivre à cette aventure hors du commun.
Au petit matin, je me lève en silence pour commencer à faire des photos avant le petit déj' et en regardant au niveau où le tuyau du poêle sort de la yourte, il me semble apercevoir un ciel bleuté. Je cours donc vers la porte, ouvre les 2 battants de bois, puis soulève l'épais rideau de paille qui protège l'entrée pendant la saison froide, et là, ô surpise, le ciel n'est pas bleu. Il neige. Il a même neigé toute la nuit et maintenant, le sol est tout blanc. Surprise ! C'est bientôt Noël et la saison des bonshommes de neige ! Le simple fait d'aller au pipiroom sous la neige est une aventure surréaliste qui me fait sourire, mais en même temps, je ne peux pas m'empêcher de penser à tous ceux qui doivent vivre dans ces conditions tous les jours. Eux ne doivent certainement pas trouver ça amusant du tout.
En attendant que tout le monde soit réveillé et fin prêt pour le fameux petit déj', je pars faire des photos, mais où que j'aille, je finis toujours par me retrouver face à un cours d'eau (au-dessus duquel je pourrais sauter, mais en raison de la neige et de la présence de mon appareil photo dans une de mes mains, je n'en ferai rien). J'ai le sentiment d'être prisonnière sur une île enneigée. L'heure du petit déj' vient me délivrer et je cours m'asseoir par terre devant la table basse déjà recouverte d'un bon miam-miam inédit : des crèpes, des confitures, une espèce de porridge à base de céréales des pays froids et dont je ne connais pas le nom, du bon pain moelleux et le même coulis de tomates qu'hier soir. non seulement c'est délicieux, mais en plus c'est idéal pour affronter le grand froid.
C'est de loin le meilleur petit déj' depuis le début du voyage.

C'est donc avec l'estomac bien rempli que nous chargeons les bagages dans le mini-van et que nous traversons le fleuve le cours d'eau les pieds au sec et les pneus mouillés et nous allons visiter le caravansérail tout proche de notre campement. Autrefois, au temps des caravanes de la route de la soie, les marchands faisaient halte ici (et également des soldats pendant les périodes mouvementées de l'histoire de la région). Aujourd'hui, il ne reste que les murs et le toit, les décorations ont malheureusement disparu et des tas de neige se forment sous les ouvertures du toit. Tout paraît tellement glacial que je demande comment la route de la soie, synonyme pour moi de chameaux et déserts, a bien pu se perdre ici.
Après cette visite hors du temps, nous reprenons la route en direction de Bishkek.


 
 
4
mai
2009
 

Jour 14 – Enfin au Kirghizistan !

Aujourd'hui : passage des frontieres chinoises et kyrgyzes et des nombreux checkpoints. On a traverse une des frontieres les plus chaudes de la region et roule dans un quasi-noman`s land pendant des heures, sous la pluie, mais dans un decor extraordinaire.
Plus de textes, de photos et d'accents tres prochainement.