Budapest (2010)

 
27
février
2010
 

Jour 3 : le jour où ils ont fermé le robinet

En me levant ce matin, j'ai préféré ne pas regarder par la fenêtre car ça n'avait pas l'air bien lumineux dehors. j'ai donc pris mon p'tit déj', ai trainé un peu (car ici les musées n'ouvrent pas avant 10h), j'ai discuté beaucoup, puis finalement je me suis décidée à lever le camp, en laissant mon appareil photo à l'hôtel pour éviter de déprimer en trimbalant mon kilo de plomb pour rien.

Aujourd'hui, mon programme est relativement chargé puisque je compte visiter le musée des Beaux-Arts, Le musée National d'Histoire et pour finir le musée de la Terreur.

Première étape donc : le musée des Beaux-Arts. Budapest a un avantage énorme sur les autres villes que j'ai visitées : peut importe le musée que l'on veut voir, même de l'autre bout de la ville, on y accède très rapidement et sans problèmes en utilisant le métro ou le tram.

Je vais donc au coin de la rue, descends la vingtaine de marche qui mènent à la ligne 1 du métro (le mini-métro trop mimi) et monte 4 stations plus haut sur mon plan. Face à la sortie, la place des héros, franchement lugubre, froide et pas du tout impressionnante. Avec du crachin qui humidifie tout (y compris moi), le public en attend plus. Il faut du grandiose, et là, c'est le flop!

Je longe la place les mains dans les poches le tête enfoncée dans mon manteau et j'entre dans le musée des Beaux Arts.

Les collections du musée m'ont impressionnée, premièrement parce qu'il y a bien plus d'oeuvres que je n'aurait osé l'imaginer, et ensuite par la qualité des tableaux. Mes coups de coeur ont été l'importante collection de tableau de la renaissance, quelques tableaux de peintres flamands (dont des Bruegel), un Rodin. J'ai dû passer presque 3h à faire couiner mes chaussures dans toutes les salles du musée (j'ai l'impression de marcher sur des souris à chaque pas, c'est terrible).

Après avoir fait le tour du musée, je me décide à partir retrouver le froid humide... sauf que... le temps a changé, il ne pleut plus et le ciel bleu apparaît timidement derrière les nuages qui se font pousser par un vent frisquet ! hourra !!!

Ni une, ni Deux, je décide de changer mes plans tant qu'il fait beau, retourne à l'hôtel prendre mon appareil photo et retourne sur la colline du château pour ne pas rater les rayons de soleil sur le bastion des pêcheurs. Je fais une tentative de nouvel itinéraire en prenant le minibus n°16... tentative réussie puisqu'il me largue à quelques mètres de mon objectif.

L'église Matyas est en restauration donc tant pis pour les photos, mais le bastion (dessiné en 1895 par Frigyes Schulek et évoquant les tentes des premiers Magyars) se fait câliner par le soleil. Pour moi, le temps s'arrête car ce monument est pour moi l'emblème de la ville et j'avais envie de le voir depuis longtemps. Tel un chat, je savoure cet instant où le soleil, le bastion est moi sommes réunis. C'est trop bon. On supporte encore bien les gants + les mitaines, mais ça fait une sacrée différence avec le temps pluvieux, voyez-vous?

Puisque je suis dans le coin, j'en profite pour flâner dans toutes les ruelles de la vieille ville, où l'on trouve d'anciennes maisons de nobles et riches marchands. Certaines ressemblent à des palais de St Pétersbourg que l'on aurait beaucoup lavé et qui auraient rétréci, d'autres semblent n'avoir jamais été restaurées depuis leur construction, laissant apparaître des restes de peinture sous une épaisse couche de crasse. L'air de rien ça leur donne un aspect bien sympathique et l'on imagine mieux comment le quartier devait être il y a bien longtemps.

De retour à mon point de départ, j'attrape un mini-bus qui passe et retourne dans le centre ville pour de nouvelles aventures. Direction l'hôtel tout d'abord pour un bon repas puis en route pour le musée national hongrois, plus vieux musée du pays. Au travers d'oeuvres et d'objets d'art, le musée propose un vaste aperçu de l'histoire turbulente du pays. On y trouve des vêtements, des couronnes et bijoux, du mobilier, des documents anciens et même... des ruines romaines... ça avait failli me manquer ! Tout comme ce matin, je suis très agréablement surprise par la taille du musée et l'importance de sa collection.

Je finis par ressortir de là à l'heure de la fermeture, juste à temps pour quelques photos de nuit : la basilique St Etienne est superbement drapée d'un éclairage jaune qui ressort à merveille sur le ciel bleu foncé mais pas encore complètement sombre. Un bref coup d'oeil à l'intérieur (c'est l'heure de la messe) et je poursuis ma route vers le quartier du château. Maintenant, je peux y aller les yeux fermés : ligne 16 jusqu'en haut de la colline, on tourne à droite et on arrive au bastion des pêcheurs pour une nouvelle séance de photos, où le soleil a cédé sa place aux énormes spots faisant sortir le bastion de la nuit maintenant noire.

En bas, le Parlement, le Pont des Chaînes et la basilique St Etienne semblent tout petits au milieu d'une ville toute habillée de lumières.

Ce fut une bien belle journée, remplie de belles images et il est maintenant temps de rentrer à l'hôtel (avec mon mini-bus de la ligne 16 et mon mini-métro, of course !)

 


 
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28
février
2010
 

Jour 4 : le jour où ils ont planqué des trucs

En ce beau dimanche de février, je commence ma journée de touriste assidue à 9h36, moment précis où je fais un achat de 0 euros pour une visite du Parlement Hongrois... j'ai le ticket de caisse si vous voulez vérifier. Je ne sais pas pourquoi, mais ils donnent systématiquement un ticket de caisse en plus du billet d'entrée sur lequel le prix de l'entrée est marqué.

Le prix d'entrée est une très agréable surprise car j'avais vu un tarif bien différent sur internet (plus de 10 euros). Tout ce qu'il faut pour bénéficier de ce tarif ultra VIP, c'est un passeport européen !

En plus ils ne se moquent pas des visiteurs : le parlement Hongrois est le 3ème parlement le plus grand au monde (après ceux du Vénézuela et de la Roumanie) et l'intérieur est somptueux : des dorures, des peintures décoratives très travaillées, un escalier d'honneur de 96 marches qui mène au premier étage. De part et d'autre de l'escalier, d'immenses colonnes offertes par la Suède et des vitraux originaux qui ont été mis à l'abri au sous-sol pendant la guerre (le parlement a été partiellement détruit par des bombardements vers la fin de la guerre).

J'ai même eu droit à la relève de la garde qui garde la couronne, le sceptre et l'épée officielle de la Hongrie toute entière... bref, j'en ai eu pour on argent, c'est sûr !

En revanche, grosse déception lors de ma visite suivante : le musée ethnographique. Mon guide annonçait l'un des plus grands musées ethnographique d'Europe, représentant des objets de Hongrie, bien entendu, mais également d'Afrique, d'Asie, d'Océanie... Mais après avoir visité la partie sur la Hongrie, j'ai cherché le reste et ai même fini par demander. La réponse fut sans appel : oui, ils ont effectivement tout cela dans leurs réserves, mais voilà, les réserves sont des réserves, ce qui veut dire que c'est pas dans le musée pour les visiteurs. Ok, pas cool ! Je dois avouer que la partie sur la Hongrie comptait de très nombreux objets et costumes.

A suivre...

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1
mars
2010
 
 
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