
Et oui, me voilà déjà repartie ! A peine un mois après le voyage en Jordanie et Syrie, me voici en route pour... la Norvège (Oslo et Bergen) !! Oui, ça change. Surtout le climat : depuis quelques jours, je regarde la météo et je pense pouvoir déclarer sans me tromper que pendant les 10 jours à venir, je devrais éviter tout risque de coup de soleil. Alors qu'en Syrie j'avais le bout du nez archi cuit, là , je m'attends plus à planquer sous mon parapluie et à ne pas me séparer de ma veste. J'ai pris mon parapluie et je verrai sur place si je dois investir dans des bottes en caoutchouc de pêcheur de hareng.
Je n'ai pas réussi à trouver le temps de mettre la nouvelle version de mon blog en ligne, donc vous allez devoir vous contenter de ce qu'il y a, m'sieurs-dames.
Ce matin, mon radio-réveil s'est mis en route bien trop top (à mon goût, mais juste pile poil comme il faut pour un voyageur qui ne veut pas manquer son train de 6h20). J'ai quitté mon appart' dans la nuit noire, à la lueur des lampadaires. Personne dans les rues, tout Montpellier dort encore... à l'exception des trams qui arrivent du dépôt et vont en sens inverse de l'endroit où je vais... de mon côté, le service n'a pas encore commencé et je vais donc à la gare à pieds, sac à dos sur le dos. Allez, faites au moins semblant de verser une petite larmichette de me voir ainsi obligée faire ce siiiii loooooong parcours de 15 petites minutes sans me presser.
Vais-je jusqu'à Olso en train, vous demandez-vous certainement ? Euh, non. Mais en revanche je vais jusqu'à l'aéroport international de Béziers-du-sud-de-la-France. Après être passée par les aéroports d'Eathrow à Londres, Roissy Charles de Gaulle à Paris et JFK à New York, une visite de l'aéroport de Béziers s'imposait, point d'orgue de cette fabuleuse collection de hubs. Je vous sent tout étonnés ! Si, si, il y a un aéroport à Béziers. Avec une seule piste, pas de tapis roulant qui vous permet d'aller d'un côté à l'autre du terminal en moins d'une journée... y 'aurait pas eu la place de le caser et y z'avaient pas besoin de toute façon because on peut faire le tour du bâtiment en moins de 2 minutes !!
Il est 9h et j'ai passé tous les contrôles de billets, de sécurité, re-de-billets et le plus angoissant le tous : le pesage du bagage à main... réussi avec brio : 7,910kg sur les 10kg autorisés !!! moins d'un kilo par jour de voyage, ordinateur et appareil photo compris (plus les chargeurs de toutes ces bêtes-là ). Je pourrais donc ramener saumons, harengs et autres au retour, vous voilà rassurés !
La suite ce soir... ou plus tôt s'il pleut à Oslo...
Finalement, contrairement à ce qu'annonçait la météo, il a fait beau... donc j'ai marché, marché et encore marché pour profiter au maximum du soleil. En très bref : il fait plus frais qu'à Montpellier et je ne regrette absolument pas d'avoir pris ma veste : en + du fond de l'air qui est frais, il y a un bon vent qui arrive du large. Moi qui commençait déjà à avoir trop chaud à Montpellier, là , je revis ! Je crois que finalement je vais rester ici !!!
Il se pourrait que je finisse un jour-bientôt-peut-être par développer tout ça, mais en attendant ce jour béni, voilà dans les grandes lignes le reste de ma première journée norvégienne :
Débarquement dans une petit mais très moderne aéroport au design norvégien super classe avec vue sur les fjords au moment de l'atterrissage. Grandiose !
J'ai retiré 2400 NOK (couronnes norvégiennes) du distributeur, de quoi me sentir riche avec tous mes billets, mais je pense que ce sentiment ne va pas durer étant donné les prix pratiqués ici... rien que pour la navette aéroport-Oslo il faut que je me sépare de 245 de mes très chers NOKs et encore de 1200 en arrivant à l'hôtel, et 143 au supermarché Rimi (comme à Tallinn!!) pour sortir avec pas grand chose au fond de mon sac.
Après avoir déposé mes bagages à l'hôtel puis fait quelques courses, je suis partie à la découverte de la ville d'Oslo. Première impression: c'est tout mignon et tout petit (pour une capitale). Il y a aussi bien de vieilles maisons de la fin du XVIIème - début XVIIIème (qui me rappellent les bâtiment les plus anciens de St Pétersbourg), que des constructions ultra modernes comme l'opéra blanc comme la neige et aux formes épurées.
Comme il se fait tard et que je veux me lever tôt demain, je vous jète en vrac quelques photos et pars chez Morphée.
A +
Mise à jour du 21/05/2011
Pour voir la carte de c'est où c'est que je vais, il faut cliquer ici

Musée d'ethnographie en plein air (et oui, encore un!!), bateaux vikings, le Fram (bateau utilisé pour des expéditions polaires). Promis, j'essaierai d'écrire les textes dans le train en direction de Bergen... plus que 2 jours à attendre !!!

Jardin botanique, mini-croisière pour voir le fjord d'Oslo, re-visite rapide pour prendre quelques photos du Fram et du musée de la marine (mes piles étaient à plat hier), musée Munch (le peindre qui a peint le tableau plein d'espoir intitulé "le cri"), le musée d'histoire naturelle (aussi beau que celui de New York !!), le musée d'histoire et enfin le parc des reptile (le mot parc m'a fait imaginer un truc grandiose... c'est assez petit en fait - comme tout ici à Oslo - mais très bien quand même). Après tout ça, vous devinez que je suis encore plus à plat que mes piles hier, donc j'ai été super sympa de poster les photos, mais les textes attendront encore un peu.

Quand le ciel est archi bleu, il ne faut pas hésiter une seconde et se mettre en route pour faire plein de photos pour immortaliser ce moment magique. Oui, faut y aller, même s'il n'est que 6h20 et que mon oreiller voudrait bien que je le garde au chaud encore un peu. Il n'est pas encore 7h30 quand je sors de l'hôtel. C'est lundi et pour la première fois, je vois les rues animées au petit matin.
Je commence par les petites rues du centre ville, puis devant le palais royal, puis me dis que le parc Vigeland et ses sculptures doivent être plutôt pas mal sur fond bleu. Ca tombe bien, le metro est juste à côté. Une longue station plus loin, et me voilà dans un quartier d'habitation qui reste sympa par rapport à chez nous, mais qui est franchement moins bien que le centre d'Oslo et sa véritable périphérie aux belles maisons de bois disséminées dans la verdure.
En arrivant dans le parc, j'ai l'impression d'arriver en Chine tellement il y a de touristes de l'Empire du milieu qui ont eu la même idée que moi. Peut-être sont-il venus car un des ensembles de sculptures ressemble à un truc de chez eux : une colonne perchée en haut d'une volée de marches décorées d'autres statues qui évoquent les différentes époques de la vie. Le même sculpteur a fait une jolie fontaine et un joli pont. Avec du bleu et du vert, c'est carrément joli tout ça !
En regardant au loin, il me vient une idée encore plus folle : et si j'osais ??? et si j'allais jusqu'au tremplin de saut à ski qui me nargue depuis mon arrivée à Oslo et semble me dire que je suis pas cap' daller si loin. Petit tremplin, tu me connais mal et t'as pas remarqué qu'avec mon pass d'Oslo, je pouvais aller en métro me perdre dans la forêt. Ni une, ni deux, me voilà assise dans le métro pour l'ascension de la montagne (en aérien... ils ne se sont pas amusés à creuser la montagne). Une multitude de belles maisons de bois rouges, jaunes ou blanches sont disséminées au milieu des arbres. Le métro peine un peu quand la pente s'accentue, mais il finit pourtant par arriver à Holmenkollen, mon terminus à moi... ou plutôt le début de ma promenade en terrain pentu. Parce que oui, ça se mérite un tremplin de ski de coupe du monde !!
Les dimensions du tremplin sont impressionnantes et je me sens beaucoup mieux au niveaux intermédiaire les pieds sur les cailloux que skis aux pieds à me dire que je vais devoir me jeter dans le vide. Par curiosité et parce que ça a l'air rigolo, je tends 45 couronnes à une dame pour pouvoir rentrer dans un truc à l'allure d'un vaisseau spacial et qui bouge dans tous les sens : pendant 4 bonnes minutes, je me retrouve dans la peau d'un skieur international, tout d'abord pour un saut (le public m'applaudit à l'arrivée : c'est sûr, un tel courage, c'est extraordinaire), puis je m'élance ensuite pour un slalom géant. Là , faut s'accrocher au bastingage pour ne pas se retrouver assis par terre : l'engin de la mort qui tue à bord duquel j'ai eu l'idée folle de prendre place doit se cabrer dans tous les sens à chaque passage porte. Heureusement, ils nous font suivre un bon skieur qui glisse à plus de 300 km/h (moi perso, j'ai eu du mal à voir les portes tellement ça allait vite) et pas un mauvais qui se prend un gamelle en plein mileu de la descente, sinon, bonjour les bosses et les os en miettes.
Une fois sortie de cette essoreuse, On m'annonce que la tour est fermée, donc pas de vue fabuleuse d'Oslo et de son fjord. J'amorce donc ma descente, en commençant par les gradins (faut pas avoir le vertige et en plus chaque marche doit faire 3 mètres de haut... ils n'ont pas les mêmes jambes que moi ici ou quoi ?). Un p'tit tour autour de la chapelle du patelin, une visite au troll déguisé en rocher qui surveille le tremplin, une vue au rabais sur Oslo et son fjord, re-le-métro et re-Oslo.
C'est pas mal comme journée, me direz-vous. Oui, mais c'est tout juste midi, donc j'ai encore largement le temps de visiter encore quelques musées : le musée du prix Nobel, celui de la résistance, le château. Euh, non, celui-là , c'est pas possible : il est exceptionnellement fermé aujourd'hui. Nooooon, c'est pas gentil !! C'est le dernier jour de mon pass, donc à partir de demain, je vais devoir payer l'entrée.
Mes pieds, eux, sont aux anges : la fin de la journée approche et ils vont enfin être au repos. Et pour de bon : pas de courses, pas de cuisine, ce soir je vais manger une baleine. Ok, pas toute, il parait qu'il n'ont pas d'assiette assez grande au resto en bas de l'hôtel. Depuis mon arrivée vendredi, chaque fois que j'entre ou sors de l'hôtel, je vois le menu affiché et me dis que je dois essayer ça. Amateurs de mets fins, passez votre chemin ! Si par contre vous êtes zenrubé et que vous avez du mal a sentir le gout de ce que vous mangez, vous devriez essayer ce plat et vous aurez l'impression de retrouver le goût. Quoi qu'il en soit, c'était bon et j'ai bien fait d'essayer. Fin de la journée après beaucoup de bavardages qui m'ont tenue loin de vous.