Le jour où il faisait froid à Toronto

Aujourd'hui, c'est peut-être la journée la plus froide du voyage... du moins si j'en crois la météo pour les jours à venir : -10°C et une température ressentie de -17°C. Aussi froid que mon congélateur. Les flocons de neige qui tombent ne ressemblent pas à des flocons tellement ils sont compact et froids.

Il est 10h et ça fait bien 10 fois que je repousse l'heure de mon départ. Je suis trop bien au chaud avec un thé au fond de ma tasse.

Toronto  : fresque11h, l'heure d'être téméraire et de mettre le nez dehors. Finalement, c'est bien plus supportable que ne ne l'aurais cru. Je me lance donc à la découverte de la ville. Je commence par le marché aux puces (plus du style antiquaire que vide grenier) à quelques rues de mon hôtel avant de remonter plus au nord vers la maison du premier maire de Toronto. En chemin, je suis étonnée par le nombre de fresques décorant les murs aveugles des maisons. J'aime beaucoup l'architecture : les immeubles modernes aux façades de verre  surplombent les petites maisons d'un seul et unique étage. La plupart des rez-de chaussée d'immeubles sont des restaurants de tout type, allant du pub irlandais au chinois... oui, surtout des chinois et des japonais en fait. Beaucoup étaient fermés aujourd'hui dimanche à l'heure de ma balade, mais je compte bien me régaler de bon petits plats asiatiques avant de quitter la ville. La communauté asiatique est très importante à Toronto... d'ailleurs, il y a un quartier chinois que je dois visiter un de ces quatre.

Toronto  : mackenzie houseLe but de ma fraiche promenade étant la maison de William Lyon Mackenzie, le premier maire de Toronto, journaliste, éditeur et leader de la rébellion de 1837 dans le Haut-Canada. Mackenzie a été contraint à l'exil aux Etats-Unis après avoir mené la rébellion. Il est retourné à la province nouvellement créée du Canada en 1850, et mourut dans cette maison en 1861. Cette maison lui a été donnée par les amis et les partisans, quand il a pris sa retraite de la vie publique, et en reconnaissance de ses nombreuses années de service de la communauté.
Mackenzie House est prétendument hantée par William Mackenzie, qui y aurait été vu en train de travailler dans son imprimerie.

Toronto  : mackenzie houseA  la fin de la visite, on nous a montré comment était imprimé le journal à l'époque, avec les lettres en plomb, la presse page par page, l'étendage des exemplaires du journal pour que l'encre sèche avant d'imprimer l'autre côté le lendemain... bref une visite sur mesure qui m'a fait réaliser les progrès incroyables de l'imprimerie.

Les photos du jour :

Commentaires

Avez-vous ri, pleuré, eu envie de partager une expérience en me lisant, ou aimé les photos... ou pas... et si vous m'écriviez un petit mot ? Les questions sont les bienvenues même si je ne suis pas sûre d'avoir la réponse

4 commentaires sur “Le jour où il faisait froid à Toronto”

  1. Ronic dit :

    C est vrai que le progrès a quelquefois du bon…matériel moins encombrant, caractères d imprimerie plus faciles à utiliser (vu leur taille), corrections orthographiques... Mais ces polices de caractères avaient un charme certain.

    • Sandrine77 dit :

      Question encombrement, les machines étaient plus compactes avant... celles d'aujourd'hui sont très longues car elles ont une rouleau pour chaque couleur (cyan, magenta, jaune et noir = d'autres couleurs possibles). Avant, il fallait badigeonner la plaque d'encre, mettre la feuille, envoyer l'ensemble sous une presse, presser, dépresser, reculer la feuille et la plaque pour récupérer le papier, et faire sécher 24h sur un étendage (comme pour le linge). Aujourd'hui, les machines ont de petites ventouses pour attraper la feuille sur le dessus du tas, puis l'envoient sur un tapis pour passer sous chacun des rouleaux qui en tournant sur eux même, s'encrent et impriment simultanément. Les encres modernes sèchent tellement vite qu'en fin de lignes, les feuilles sont empilées directement sur la palette (bon, ok, parfois ça déteint sur la feuille du dessus avec certains papiers quand il fait humide).

  2. Phil dit :

    Trop forte en imprimerie !!! Ça rappelle Cisbio, hm ?

    • Sandrine77 dit :

      Heureusement que pour Cisbio ils avaient une Heidelberg moderne et pas les lettres en plomb et la bonne vieille presse, sinon, ils seraient encore en train d'imprimer les catalogues !

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